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mercredi 15 octobre 2008

Triodos: une banque qui ne connait pas la crise!

Enfin!!! Franchement, difficile de cacher ma joie d'avoir découvert une banque qui vaut le coup en Belgique. Triodos, c'est son nom. Personnellement, je n'en avais jamais entendu parlé avant dimanche soir. Au cours d'une discussion où tout le monde se demandait ce qu'il devait faire de ses économies, ma tante a lancé: "Tu connais la banque Triodos?"
Après quelques recherches sur le net, je peux vous dire que ça à l'air cool. Vraiment! 

Pour faire court, rien de tel que de reprendre une phrase de leur site: La Banque Triodos finance des sociétés, des institutions et des projets à dimension culturelle et sources de bienfaits pour les gens et l’environnement et ce, grâce au soutien de dépositaires et d’investisseurs désireux d’encourager les entreprises à assumer leur responsabilité sociale et de promouvoir une société durable.

Vous voulez des exemples de sociétés que Triodos finance? Lors de ma première visite sur le site, je remarque sur la droite qu'ils ont un petit module flash"Que finançons-nous?". Chaque fois que la page se charge, une autre entreprise apparaît. Lors de ma première visite donc, je vois: Athus, une petite ville dans le sud de la province de Luxembourg, Fabienne et Benoît Thiry-Schmidt ( rien à voir, mais le nombre de Schmidt qu'il y a dans la commune d'Aubange!! Exagéré quand même) ont lancé une ferme de poulets bio. En-dessous du petit descriptif de leur activité, il y a même un numéro de téléphone pour joindre le couple de fermiers. Excellent!

Vous doutez encore? En février 2008, elle a été déclarée banque la plus éthique lors du enquête de Test achats. En plus de cela, tout va bien niveau finances. Triodos explique ne pas souffrir de la crise mondiale qui touche le secteur banquier en ce moment. Elle affiche même un bénéfice en hausse de 8% pour les 6 premiers mois de 2008. Dans un communiqué, elle explique pourquoi elle n'est pas touchée par la crise: La Banque Triodos finance exclusivement l’économie réelle : des projets concrets et des entreprises comme des bâtiments passifs, des éoliennes, des initiatives culturelles et sociales,… tous des clients crédits que la banque connaît personnellement. À la Journée Triodos annuelle, les clients épargnants ont l’occasion de rencontrer les clients crédits. De cette façon, la Banque Triodos veille à assurer un lien entre l’argent, l’homme et la réalité économique.

Je trouve que l'organisation de cette journée de rencontres entre clients est vraiment une bonne idée, ça n'a rien avoir avec les bonnes vieilles réunions d'actionnaires des autres banques, non?
Bref, je pense que dans les prochains jours mon compte épargne Fortis va se vider et que je vais aller chez la concurrence. Alors, bon, je me sens peut-être un peu coupable d'abandonner une banque qui est déjà dans la merde (quoique, c'est n'est pas le montant de mon épargne qui va peser lourd dans leurs dettes), mais j'aurais été dans une autre banque, je serais quand même parti. 

Et vous, qu'allez-vous faire?

samedi 9 août 2008

Extrait du jour

Petit extrait de "l'antimanuel d'économie" Bernard Maris.
-... notre société est plus une société de "casse" (où les objets se dévalorisent vite et la nature est saccagée) qu'une société de prévention et de réflexion. Cette société poubelle, focalisée sur le court terme, est sans doute plus pauvre qu'une société attentive à la durée. "Plus je casse, plus je remplace, donc plus je suis riche" est un mauvais raisonnement. Mais c'est le raisonnement économique marchand. La naissance de l'économie politique et du capitalisme est le triomphe de l'individu, du calcul et des besoins individuels, moteurs de toute chose. Voilà comment le PIB est devenu une somme de "richesses individuelles", totalement détaché de ce qui pouvait être un bien commun ou collectif, comme la nature, ou encore le patrimoine des langues parlées par l'humanité.

Qu'en pensez-vous? Y a-t-il un moyen de changer cette "société poubelle"? Peut-on résister aux harcèlement de la société de consommation? La politique peut-elle réellement nous sortir de cette crise?

samedi 28 juin 2008

Mr Biren, prenez exemple!

À deux pas de chez nous, se trouve un petit village qui a développé plusieurs solutions afin de réduire sa consommation en énergie, mais aussi de moins polluer. Il s'agit du village de Beckerich. Il y a quelques semaines d'ici, le bourgmestre écolo, Camille Gira, est d'ailleurs venu présenter les différents projets du village. Je n'ai pas pu, hélas, me rendre à cette conférence. Notre bourmestre, lui, soucieux apparemment de la politique énergétique de sa commune était présent. Dommage que sa passion pour la coupe d'Europe fût plus importante que le discours de son confrère écolo, car celui-ci quitta la salle en plein milieu de la conférence...
Rappelez-vous en aux prochaines élections. Vous voulez un écran géant pour retransmettre la coupe du monde sur la Place Léopold ou de nouvelles solutions pour économiser de l'énergie?

Bref, tout ça pour dire qu'il y a eu un article dans le Monde qui parle des initiatives du village de Beckerich. Cet article est retranscrit ici.

lundi 16 juin 2008

Mmmmm

News que je viens de lire, infosdelaplanete.org, j'ai déjà fait circuler un mail que mon père m'avait envoyé à ce sujet.

Quand l'huile de moteur fait tourner la mayo

Selon le Canard enchaîné de ce mercredi, de l'huile de tournesol en provenance d'Ukraine aurait été coupée avec de l'huile de moteur.

Il faut désormais se méfier des plats, sauces, et autres conserves préparées avec de l’huile de tournesol. Celle-ci pourrait en effet être coupée à l’huile de moteur, peu recommandée a priori pour rester en bonne santé, selon le Canard enchaîné de cette semaine.

Toujours selon le journal satirique, le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et propriétaire de Lesieur, aurait reçu fin février une cargaison d’huile en provenance d’Ukraine, mélangée à de l’huile minérale dérivée d’hydrocarbures. Elle ne s’en aperçoit qu’un mois plus tard, quand un industriel du nord de l’Europe l’avertit.

La répression des fraudes est alertée le 21 avril. Le 26 avril, officiellement, tous les bidons et les plats contenant de l’huile frelatée auraient été retirés des rayons de supermarchés.

Mais problème : Saipol a raffiné l’huile et l’a vendue à une trentaine de clients de l’industrie agroalimentaire qu’il refuse de citer. Et du côté de la Répression des fraudes, on admet que compte tenu du nombre d’entreprises concernées il est impossible de connaître le nombre exact de lots concernés. Bref, tous les produits qui contiennent de l’huile de moteur n’ont pas été retirés.

Mais rassurons nous, la Répression des fraudes a assuré au Canard qu’en l’absence de toxicité aiguë il n’y a pas de quoi alarmer les consommateurs de mayonnaise. Le 2 mai, raconte le Canard, la Commission européenne s'est fendue en catimini d'une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile de tournesol frelatée... Car, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, un homme de 60 kilos peut avaler chaque jour jusqu'à 1,2 gramme d’huile ukrainienne sans danger...


Quand on lit ça, peut-on encore avoir confiance en l'Europe et dans nos gouvernement concernant notre alimentation? En fait, je suis tellement abasourdi que je ne trouve pas les mots...
Bref, ceci conforte mon idée que manger bio est le bon choix!

mercredi 11 juin 2008

Viva la revolucion

Puisque je suis lancé, je continue.
Je suis en train de lire un bouquin assez intéressant qui se nomme "Antimanuel d'économie" de Bernard Maris. Même si le titre est assez naze, l'ouvrage est intéressant, très intéressant même.
En plus, à la fin de chaque chapitre, il propose des extraits d'ouvrages de différents auteurs.
J'en ai lu un excellent, je suis obligé de partager ce plaisir avec vous^^.
Je mets un extrait de l'extrait car c'est assez long.
L'auteur, Armand Farrachi, commence par citer des exemples de gaspillages: carburant, electricité, eau... puis il parle de notre société de consommation et la possibilité que nous avons de "changer les choses"
Extrait: " Même si notre influence personnelle sur le cours des choses peut être tenue pour nulle, nous restons tout-puissants sur la façon dont ce cours nous traverse, ou sur notre faculté de lui rester imperméable. Les fabricants qui nous inondent d'objets inutiles et de nouveautés facultatives, ne persévéreraient pas longtemps s'il n'existait pas un marché pour la pacotille que les clients approuvent par leurs achats... En plaçant le consommateur au coeur de son mécanisme, l'autorité marchande lui donne aussi le moyen d'aiguiser son choix en arme d'un contre-pouvoir, de refuser ce qu'il réprouve, d'encourager ce qu'il défend, de se priver de l'inadmissible, et de passer du statut de rouage à celui de grain de sable (obligé de lever le poing en écrivant cette phrase^^)... l'homo consummator porte en lui-même la sentence d'un homo ethicus."
Je suis tellement d'accord avec lui que j'aurais bien voulu sortir cette phrase moi-même...arf.
Et, honnêtement, au fond de vous, vous pensez sûrement aussi la même chose, non?
Combien de fois on achète des trucs inutiles ou dégeulasses? Parfois, je me dis même:" comment on peut encore vendre des choses pareilles!" Putain, merde, y a encore des gens qui mangent des Bifi???^^ (ok, j'en connais au moins un. Salut Mich)
Notre salut passera par le boycott, c'est clair. Il faut juste avoir un peu de courage.
Bon, j'arrête là sinon on va me prendre pour un révolutionnaire utopiste...

vendredi 1 février 2008

musique libre

Grosse discussion au sein du groupe pour le moment. Faut-il sauvegarder nos chansons à la SABAM ou non? Quand on créé "une oeuvre", je pense qu'il est normal de vouloir que celle-ci nous appartienne. Ca nous ferait mal de se rendre compte qu'un autre groupe reprenne un de nos morceaux sans qu'on ne touche rien.
Donc, la SABAM, elle sert à ça: rétribuer les artistes grâce aux "taxes" qu'elle perçoit auprès des radios, organisateur de concert, etc. Et sauvegarder les droits de nos chansons.
Mais bon, en ce qui nous concerne, est-ce que cela sert vraiment à quelque chose? De un, il y a peu de chance que l'on passe à la radio. En ce qui concerne les concerts, si celui-ci ne doit pas payer la SABAM, il pourra peut-être nous payer plus... ou pas, mais en tout cas, à choisir entre un groupe où il doit payer des droits et un autre non, on sait quel sera son choix.
Pour ce qui est de la sauvegarde des droits, clairement, il y a peu de chance qu'on se fasse piquer un morceau et, au cas où, il est toujours possible de s'envoyer son propre cd par recommandé, avant de lâcher les morceaux.
Considérant tout ça, je ne voit donc pas l'intérêt pour un "petit groupe" de s'affilier à la SABAM, surtout quand on sait que EUX, s'en foutent plein les poches!!!

Pour terminer, je ne sais pas encore ce qu'il va en être de notre nouveau cd, mais j'espère de tout mon coeur que nos morceaux seront en copyleft. J'inciterai tout le monde à partager nos morceaux, pour nous faire le plus de pub possible, car si ça nous rapporte 10 concerts, on aura rembourser le studio. Et c'est tout ce qui compte!
En plus, si des dj's peuvent disposer librement de nos riffs pour créer des remixes, tant mieux aussi! J'attends ça avec impatience.
Je mets quelques liens intéressants qui parlent de musique libre ici, ici et ici

Et pour finir, un petit commentaire des René Binamé